Cerné d'effluves noires, un semblant d'inodore,
D'une mort dépravée par la raison ou dénaturée, d'idées,
C'était étendu sur un asphalte dénué de remords,
Que lui songeait à présent à réinventer la vie, la vie expiée.

Mémoire adonnée à l'oubli, prise d'envies muettes,
Perdre ses poèmes sur un dernier bitume,
Où sa conscience effilochée de pensées incomplètes
Rêvait d'aimer une scène que déjà il ûme.

'pensait en un instant perdu de l'immensité,
A abbatre la muraille fatale d'une humanité ;

Il volait, évadait sa cupidité, 
Acharnait le rite de l'illusion,
Oubliait qu'un jour éloigné,
Sa vie fut une rivière de compassion.

Maudissant la Création à cet instant d'une rage immonde,
Semblant oublier l'existance inutile,
Noyé dans les eaux furieuses d'une panique de fin de monde,
Il souffrait comme un halluciné dans l'univers hostile.

Maintenant délaissé de toute complainte,
S'égarait dans l'harmonie sans craintes,
Puis subitement pris du désir irrépressible, aliéné,
D'étouffer son coeur net, dans sa galopade insensée

Mardi 26 août 2008

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