La torpeur terrestre disparu, soudainement, s’évanouissait dans un nuage évanescent d’idée et de sens, où la matérialité n’existaient plus, où conscience et perception ne voulaient plus rien dire. Des images nouvelles défilaient à l’intérieur de son crâne illusionné, sans le moindre contrôle, ses pensées semblaient déjà s’abandonner maladroitement dans les tréfonds insalubres de son subconscient. Rien n’avait plus de sens, tout avait péri en lui, et son esprit abusé ne percevait plus sa présence, ni même de l’idée de sa présence, ou son désir. Il n’existait plus. Le simple vrombissement incertain qui résonnait dans sa tête était sa dernière relation bien confuse avec ce que les autres appelaient sans se poser davantage de question le réel.
    Le sentiment de soi, la simple idée des phénomènes, qu’un tout petit humain pouvait juste se représenter, s’étaient dissimulés derrière une muraille infrangible, barrant la route à la conscience, obstacle infranchissable, insurmontable vers la vérité, la vérité tant limitée de la réalité telle qu’il la voyait auparavant, jadis, ou bien jamais. À l’abri de l’espace-temps et de l’évidence, son âme jubilait, s’extrayait du réel brut et borné, pour s’extasier dans de grands nuages cosmiques, d’insouciance et d’inconnaissance, s’étendant jusqu’aux fonds de l’étendue insaisissable, dans l’endroit délaissé de toute fermeture.

    Loin des artistes, des jugeotes classiques, des idéaux prosaïques, de tout un monde transfiguré par le vice ou son acceptation, débauché et sentimentalement dépravé, plus rien, il s’épanouissait.

    Il était une fois l’histoire d’un homme perdu dans son inconscient, téléporté dans son imaginaire, libre, touchant les limites inexistantes de l’univers, des frontières expugnables du réel. Élu par la vérité, posé dans l’infini, et dans l’éternité... il venait à peine de s’éteindre. Sans démence.
    Une flamme ardente de vie était soufflée, éventée de tout désir, de toute envie. Son voyage insensé ne faisait que commencer.

   
Mercredi 27 août 2008 3 27 /08 /Août /2008 13:56

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Cerné d'effluves noires, un semblant d'inodore,
D'une mort dépravée par la raison ou dénaturée, d'idées,
C'était étendu sur un asphalte dénué de remords,
Que lui songeait à présent à réinventer la vie, la vie expiée.

Mémoire adonnée à l'oubli, prise d'envies muettes,
Perdre ses poèmes sur un dernier bitume,
Où sa conscience effilochée de pensées incomplètes
Rêvait d'aimer une scène que déjà il ûme.

'pensait en un instant perdu de l'immensité,
A abbatre la muraille fatale d'une humanité ;

Il volait, évadait sa cupidité, 
Acharnait le rite de l'illusion,
Oubliait qu'un jour éloigné,
Sa vie fut une rivière de compassion.

Maudissant la Création à cet instant d'une rage immonde,
Semblant oublier l'existance inutile,
Noyé dans les eaux furieuses d'une panique de fin de monde,
Il souffrait comme un halluciné dans l'univers hostile.

Maintenant délaissé de toute complainte,
S'égarait dans l'harmonie sans craintes,
Puis subitement pris du désir irrépressible, aliéné,
D'étouffer son coeur net, dans sa galopade insensée

Mardi 26 août 2008 2 26 /08 /Août /2008 18:35

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